En quoi la « boîte à outils » du DRH ne suffit-elle pas ?
La fonction RH évolue, elle est certes de plus en plus performante, on fait des choses sophistiquées… mais ce n’est pas forcément ce que les salariés attendent. Un outil qui ne recueille pas l’adhésion du public à qui il est destiné ne sert pas à grand-chose. Avant de mettre en œuvre tel ou tel dispositif, il faut d’abord demander aux gens ce qu’ils veulent. Dans ma pratique de DRH, je m’assure que l’on soit à l’écoute des collaborateurs. Ce n’est pas de l’angélisme, mais un souci de transparence, qui doit permettre d’atteindre un point d’équilibre entre ce que l’entreprise attend de ses salariés et ce que ceux-ci attendent d’elle. La confiance partagée n’est pas affaire de dispositif, mais de comportement, de style.
Comment créer cette confiance ?
J’identifie trois temps forts qui tournent autour de cette idée de transparence : dire ce que l’on va faire, faire ce que l’on a promis de faire, et enfin montrer ce qui a été fait. En pratique, ce type de démarche débouche naturellement sur l’utilisation d’outils comme les blogs, les sites web ou les podcasts, qui permettent à la fois à l’entreprise et aux salariés de s’exprimer. Ces formes de communication ont pris beaucoup d’importance, ce sont elles que les générations actuelles attendent. Il n’est plus temps de se demander si on doit y être ou pas. C’est sur ces nouveaux terrains, à conquérir, que se forge aujourd’hui la réputation sociale de l’entreprise.