Comment l’idée de formaliser des engagements réciproques (ER) est-elle née ?
Bien avant la crise, nous avions identifié une attente de la part de nos collaborateurs : faire plus de résultats, c’est bien, mais quelle est la place des femmes et des hommes dans tout cela ? La direction générale m’a passé un bon de commande : comment concilier performance économique et responsabilité humaine ? Nous avons réuni un groupe de travail composé de directeurs de pays, d’entités et de managers. Très vite, nous avons identifié un manque de clarté entre les attentes de l’entreprise et celles des collaborateurs en terme de comportement. Quatre thèmes essentiels ont été retenus de part et d’autre*. Ils font désormais l’objet d’engagements réciproques exprimés de façon concrète dans une brochure, remise et commentée à chaque collaborateur par son manager.
Comment s’assurer que ces engagements soient tenus ?
Ils sont mis en œuvre grâce à l’action quotidienne des managers. Nous les avons d’ailleurs intégrés à notre programme de formations managériales. Une part essentielle de ce modèle RH consiste à pouvoir mesurer ce qui est accompli. C’est pourquoi ces engagements figurent désormais dans l’entretien d’évaluation annuelle. De plus, nous avons souhaité intégrer certains items spécifiques aux ER dans l’enquête de climat social « Global People Survey » réalisée chaque année au sein du Groupe BNP Paribas. Afficher des engagements concrets, mesurables, c’est nous obliger à progresser mutuellement sur leur réalisation mais aussi renforcer notre culture d’entreprise.
* Du côté de Personal Finance : informer clairement ses collaborateurs ; porter attention à chacun ; leur offrir le maximum d’opportunités professionnelles ; créer les conditions pour une prise de décision rapide. Du côté des salariés : exercer pleinement son métier ; prendre soin de chaque client ; faire équipe ; prendre des initiatives.